Lundi 11 janvier 2010 1 11 /01 /Jan /2010 14:21

Le but de tout système éducatif est de fournir aux élèves des compétences nécessaires pour leur épanouissement humain, intellectuel ou social. L'enseignant ou l'éducateur doit avoir pour objectif la réussite de tous les élèves sans exception. Il est donc nécessaire de consacrer assez de temps pour chaque élève.
En Afrique et plus particulièrement au Bénin, nous sommes confrontés au problème de scolarisation des enfants. La situation des filles demeure plus préoccupante. après quatre années d'expérience dans le domaine de l'éducation mon intérêt actuel est de prendre en compte cette tranche de la société qui ne parvient pas au diplôme au même titre que les hommes. Même si l'école primaire demeure actuellement obligatoire et gratuite au Bénin, force est de constater qu'il est rare de voir beaucoup de filles accéder aux classes supérieures, elles abandonnent les classes en chemin. D'où la question du décrochage scolaire qu'il faut traiter avec beaucoup plus d'attention... (A suivre)
classe au bénin

Classe fille II  Gérard  D.         


En effet le décrochage scolaire demeure une réalité au Bénin. L'effort du pays pour éradiquer ce mal est soutenu par l'Organisation des Nations Unies. voici certaines propositons de cette organisation dans le cadre d'amèliorer la condition de vie des enfants:



L’APPUI AUX PROGRAMMATIONS CONJOINTES

 

Les Programmations conjointes figurent également dans la réforme de l’ONU, initiée en 1997 par le Secrétaire Général de l’ONU, Kofi Annan.

 

Elles visent à mettre en synergie les Agences, Programmes, Fonds et Institutions spécialisées du SNU dans le but de fédérer et valoriser les ressources humaines ; de diminuer les coûts, d’éviter les projets « double emploi » ; de réaliser des économies d’échelle ; d’avoir une plus grande efficacité et un plus grand impact sur les populations.

 

Voici quelques exemples de Programmation conjointes :

-  La banque de données socio-économiques BenInfo est l’illustration de la collaboration entre
l’UNICEF et le PNUD

-  Les Journées nationales de vaccination sont le fruit de la coopération entre l’UNICEF et l’OMS

-  Le programme « Mineurs en détention » est le résultat d’une programmation conjointe entre l’UNICEF et le PAM qui y assure, respectivement, des activités d’apprentissage et de loisirs ainsi qu’un apport alimentaire plus appropiré à leur croissance.
Ce projet a été visité par les Chefs d’Agences du
SNU lors de leur retraite à Natitingou en décembre 2003.
A l’issue de la visite de la section « Mineurs » de la prison civile de Natitingou, les jeunes ont présenté un petit spectacle pour les Chefs d’Agences et exposé leur travail d’artisanat.

-  Le centre « 3S-Ado » est un projet de formation multimédia à destination des jeunes, notamment en décrochage scolaire.
Il est soutenu conjointement par le ministère béninois de la Jeunesse, des Sports et des Loisirs,
l’UNFPA et l’UNICEF. Le projet 3S-Ado a été directement impliqué dans la réalisation du film sur les OMD, en 2004, par l’Unité d’Appui à la Coordination.

 

L’un des objectifs du Coordonnateur Résident est de multiplier ces programmations conjointes dans l’avenir".

  

 

 

 

La problématique de l'éducation des filles est assez préoccupante d'autant plus que le développement d'un pays dépend en grande partie d'éducation des femmes. Et cette éducation n'est pas simplement d'ordre cognitif mais surtout humain, social, voire chrétien.

Voici un exemple récent d'un projet élaboré en Décembre 2009 pour faire face à ce problème du décrochage scolaire au Bénin; il s'agit du tutorat:


Alimenter le corps et l’esprit

Capitalisant sur la réussite du programme de soutien aux orphelins et enfants vulnérables (OEV) en Tanzanie, l’ASCCA a implanté l’an dernier ce projet au Bénin, pays d’Afrique de l’ouest. Fournissant de la nourriture, des soins médicaux, une scolarité payée et d’autres services de première importance à 50 enfants, du plus jeune âge jusqu’à 18 ans, le programme leur permet de partir du bon pied dans la vie.

Deux missions médicales annuelles permettent à l’ASCCA d’assurer une présence dans deux villages du Bénin : Anoum, au nord du pays, avec 7 000 habitants ; et Aklampa, une communauté isolée de 20 000 âmes dans la région des Collines, dépourvue d’accès à l’électricité ou à l’eau courante.

Au début de l’année 2008, deux bénévoles de l’ASCCA, Josée Gauthier et Catherine Dallaire, ont passé 18 mois à Aklampa pour démarrer le programme. Comme la situation sur place n’avait rien à voir avec le programme OEV de Tanzanie, qui aide les orphelins du SIDA notamment grâce à l’hôpital de Kilema, nos bénévoles ont dû faire preuve de créativité pour cerner la manière d’implanter et de faire fonctionner le programme au Bénin.

Les orphelins d’Aklampa
Dans de nombreuses régions d’Afrique, les enfants peuvent être considérés orphelins s’ils ont perdu un ou deux parents. En mahi, la langue locale, deux mots permettent de désigner un enfant orphelin de mère ou de père, parce que dans les deux cas, ils sont vulnérables de façons différentes.

La maladie et la mort sont monnaie courante dans cette localité, où la malnutrition, très répandue, et les carences en fer rendent difficile la lutte contre les infections bactériennes et la malaria. Lors de la création du programme de soutien aux OEV, la communauté comptait 300 orphelins.

La première année, le programme n’a pu accepter que 30 enfants. Les bénévoles ont rassemblé un comité de villageois pour sélectionner les enfants : il s’agissait, conformément à la philosophie de l’ASCCA, de permettre aux habitants d’exprimer leur avis. Le comité béninois a dû choisir parmi plus de 200 candidats, prenant soin de soutenir seulement un enfant par famille, et de donner priorité aux familles nombreuses ayant peu de moyens. Le comité a ajouté 20 enfants de plus la deuxième année, et compte procéder ainsi chaque année jusqu’à la réévaluation du programme en 2012.

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Un groupe de tuteurs au Bénin


La sélection : pour le meilleur ou pour le pire?

Alors qu’en Occident on a tendance à vouloir soutenir les plus vulnérables, on voit les choses autrement en Afrique : l’aide est davantage ciblée vers ceux qui ne sont pas gravement malades et ont les meilleurs chances. Comme le décrochage est plus important au niveau de l’école secondaire, en raison de son caractère payant, le comité a préféré que les enfants les moins jeunes bénéficient des frais de scolarité réservés aux OEV.

Cependant, lors d’une deuxième étape de sélection, le comité a pu arriver à un équilibre, à la fois en misant sur les jeunes ayant un potentiel et en aidant les enfants moins âgés ou gravement malades.

Ce qu’offre le programme
Le programme de soutien aux OEV de l’ASCCA prend à sa charge les soins médicaux à la clinique locale ou à l’hôpital régional, les frais de scolarité et les uniformes, le tissu pour fabriquer les vêtements et les tickets d’alimentation. Ces derniers peuvent être échangés contre du maïs, des haricots, des arachides, des graines de sésame et du riz – en plus grand nombre lors de la saison sèche et en moins grand nombre en période de récolte. L’ASCCA aide également neuf jeunes placés dans des programmes d’apprentissage, tels que la mécanique, la menuiserie et la couture.

Selon les bénévoles, les OEV du programme ne manquent jamais une occasion de participer aux activités de l’ASCCA, comme les camps de jour, le souper de Noël, les actions éducatives offertes lors des missions médicales. Tous les deux mois, les coordinateurs et coordinatrices du programme mesurent la taille et le poids de chaque enfant pour s’assurer de sa croissance et fournir des renseignements à l’occasion des deux missions annuelles.

La bibliothèque et le centre d’études
À Aklampa, les livres sont rares. Les bénévoles travaillant avec les OEV et leurs quelques livres sont devenus pour les enfants des ouvrages de référence virtuels – leur Google, selon les propres mots d’une des bénévoles. Cette soif de connaissances a conduit les bénévoles à mettre en place une bibliothèque, avec consultation sur place, grâce à des fonds et à des dons de livres venus du Canada.

La communauté s’est prononcée en faveur de la remise à l’ASCCA d’un ancien dispensaire pour la bibliothèque, et grâce à des fonds supplémentaires de l’association, elle a pu ajouter des tables et des tableaux noirs pour créer un centre d’études. Celui-ci fournit des tuteurs pour chaque année scolaire, répondant ainsi à une demande formulée lors de l’évaluation du programme.

Un médiateur local
Aimé est un villageois que le programme de soutien aux OEV a engagé, pour aider au bon fonctionnement du programme dans la communauté, où seulement environ 20% de la population parle français. Grâce à des visites mensuelles à domicile, il s’assure que le programme améliore la situation des familles, en vérifiant leur état de santé, leur alimentation, l’habillement et d’autres choses encore. Les enfants du village l’ont surnommé « grand frère », et vont à lui quand ils ont besoin de compagnie ou de conseils.

Bien que les habitants d’Aklampa aient conscience de la présence de l’ASCCA et apprécient ses missions et son programme de soutien aux OEV, une ONG béninoise appelée ORASEVE prendra la relève pour faire fonctionner ce dernier et le centre d’études : les béninois s’approprieront ainsi le programme, et l’ASCCA libérera des ressources qu’elle pourra affecter à l’implantation de projets semblables dans d’autres régions.


cf http://ascca.ca/cyberlettre/2009/Benin.htm.


 

 

Par CADRES D'EDUCATION
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